Lecture: rattrapage en douceur

Pas beaucoup de chronique ces derniers temps, ce n’est pas par manque de matière mais par manque de motivation, de temps…

Pour rattraper un peu ce retard, quelques chroniques groupées par thème de mes dernières lectures. Et pour commencer, un peu de douceur avec deux romans qui ont en commun d’être des romans « feel-good », de ceux qui vous mettent du baume au cœur quand le ciel est gris, et d’avoir dans les deux cas une héroïne aide à domicile, mais des aides à domicile un peu particulières, de celles qui ne se contentent pas de leurs tâches ménagères mais tentent de rendre plus légère la vie des personnes qu’elles aident.

Le reste de leur vie (Jean-Paul Didierlaurent):

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Résumé: Comment, au fil de hasards qui n’en sont pas, Ambroise, le thanatopracteur amoureux des vivants et sa grand-mère Beth vont rencontrer la jolie Manelle et le vieux Samuel, et s’embarquer pour un joyeux road trip en corbillard, à la recherche d’un improbable dénouement…

Deux jeunes, deux « vieux »: d’un côté Ambroise, thanatopracteur qui vit avec sa grand-mère, Beth, qui perd parfois un peu la tête, et de l’autre Manelle, charmante aide à domicile et Samuel, l’un de ses patients, son favori. Dans les deux cas, une jolie relation entre deux générations, l’attachement et l’envie de protéger, d’améliorer la vie de ces personnes qui deviennent dépendantes, moins autonomes. Ce roman aborde des thèmes très actuels, celui de la prise en charge des personnes âgées, comment leur permettre de passer leurs dernières années dans la dignité et dans la joie, et celui de la fin de vie, le droit de choisir comment justement terminer sa vie dignement. Peut-être suis-je sensible à ces sujets pour avoir côtoyé des aides à domiciles s’occupant de nos grands-parents, pour avoir vu ce que l’âge fait aux gens, les rendant dépendants, fatigués, parfois difficiles car souffrant de devoir demander de l’aide, leur effaçant les souvenirs et la mémoire…. Alors j’ai aimé Manelle, cette jeune femme qui tente d’améliorer le quotidien de ceux dont elle s’occupe, qui passe sur leurs manies, qui contourne le règlement pour leur offrir un peu de bonheur. J’ai aimé Ambroise aussi, qui aide les familles en préparant les défunts pour leur dernier voyage, en permettant aux proches de garder une belle image de ceux qu’ils ont aimés. Et puis il y a Beth et Samuel, les grands-parents. Ils sont touchants, et soulèvent la question de comment accepter la dépendance, la maladie. Et de la différence de point de vue en fonction de l’âge.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler l’histoire, mais j’ai aimé ces personnages, j’ai aimé l’histoire, et même si comme tout feel-good qui se respecte, ça finit bien (pas comme dans la vie malheureusement), ça donne envie de croire en un monde où on peut s’entraider, où les générations peuvent cohabiter, où l’espoir et l’amour sont de mise!


 

Là où l’on s’aime il ne fait jamais nuit (Séverine de La Croix):

aime_nuitRésumé: Et si le bonheur était un sentiment à réinventer? 
Dans la vie de Félicité, tout est allé de travers. Elle rêvait d’amour et de poésie, mais se retrouve seule avec ses deux enfants, Corentin et Manon, nés de pères différents.
Mathilde, sa sœur aînée, a de son côté planifié chaque aspect de son existence. Pour être comblée, il ne lui manque qu’un bébé, qui refuse d’arriver.
Félicité et Mathilde, que les épreuves ont séparées, vont-elles se rapprocher?
L’anniversaire de Corentin va faire basculer le destin.
Félicité avait promis à son fils de lui révéler l’identité de son père le jour de ses dix ans. Mais impossible d’avouer le secret qu’elle garde douloureusement depuis tant d’années.
Grâce à la tendresse retrouvée de Mathilde et à un mystérieux charpentier aux chemises de bûcheron, Félicité va-t’elle enfin affronter son passé et s’ouvrir à l’amour?

Ce roman m’a parlé à bien des égards: l’auteur y aborde les relations mère/filles et plus généralement parents/enfants, les relations entre sœurs, la difficulté d’un parcours en PMA, le poids des secrets…

J’ai beaucoup aimé Félicité, cette jeune femme blessée qui tente de survivre à ses blessures, d’offrir le meilleur à ses enfants mais se retrouve seule face à ses secrets. J’ai surtout aimé son lien à la lecture: elle préfère faire la lecture aux personnes qu’elle aide plutôt que le ménage, sa relation avec son père était entre autre basée sur leur amour de la lecture… Mais c’est Mathilde qui m’a le plus touchée: Mathilde c’est celle qui a tout réussi, qui a fait des études, a un boulot, un mari… Mais finalement Mathilde c’est celle qui a toujours cru que son père ne l’aimait pas parce qu’il s’occupait de sa sœur, alors qu’il était très fier d’elle, celle qui n’est pas bien sans sa peau, qui veut en enfant en n’étant pas sure d’être une bonne mère…. Par bien des côtés elle me ressemble Mathilde, et pour l’avoir vécu je sais ce qu’un parcours PMA fait au moral, au couple. Je connais la jalousie envers celles qui ont des enfants sans le vouloir, cette jalousie qui vous fait penser « pourquoi elle et pas moi? ».

Bine sûr,c ‘est un roman feel-good, tout s’arrange (enfin presque), beaucoup mieux que dans la vraie vie, mais encore une fois ça fait du bien de pouvoir aborder des thèmes qui touchent profondément la société sans que cela soit pesant, démoralisant…. Une jolie lecture pour ceux qui veulent un peu d’espoir, d’amour et de douceur!

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