Lecture: L’éternité c’est compliqué

l-eternite-c-est-complique-1081971-264-432.jpg

Je n’ai pas du faire attention la dernière fois que j’ai emprunté des livres à la bibliothèque, puisque dans ma sélection j’avais au moins (je n’ai pas fini ma pile) deux titres « Young Adult ».

Après « La tête sous l’eau« , c’est donc à travers une romance que j’ai fait une nouvelle plongée dans cet univers.

Résumé: Depuis sa plus tendre enfance, Mallory Dodge se drape dans le silence. Se taire, c’était survivre. Voilà quatre ans que son cauchemar a pris fin, quatre ans qu’elle n’a pas revu Rider Stark, son protecteur. Entourée de parents adoptifs aimants et à l’aide de cours particuliers, Mallory a repris le chemin des mots. Elle s’apprête à faire également le grand saut en reprenant celui du lycée pour son année de terminale. LE jour de la rentrée, la jeune fille était loin de se douter qu’elle tomberait sur son ami. Leur complicité est intacte, mais si Rider n’a plus rien d’un enfant, il reste habité par de nombreux démons. Quand les ombres du passé menaceront de les séparer, Mallory aura-t-elle le courage de prendre la parole pour exprimer ce qui doit l’être?

Si vous n’aimez pas les romances, passez votre chemin, tous les ingrédients y sont: deux jeunes amoureux, des difficultés…. et un happy end! Je ne connaissais pas Jennifer Armentrout, j’ai apprécié l’univers qu’elle nous proposait. On est bien sûr dans une romance, mais elle aborde des thèmes difficiles, en particulier la maltraitance d’enfants. Un peu comme dans « La tête sous l’eau » c’est le sujet de l’après qui est traité, même si ni le thème ni la manière de le faire ne sont identiques. Si le passé de Mallory et Rider est évoqué en pointillés, c’est ce qui a suivi qui est important: l’adoption de Mallory dans une famille de médecin, sa volonté d’avancer malgré son incapacité à parler, son entrée dans le monde via l’entrée au lycée. En parallèle, il y a Rider, qui n’a pas eu la même chance, et est tombé dans une famille d’accueil aimante mais « du mauvais côté de la barrière », celui où les enfants basculent vite dans la violence de la rue.

De prime abord, Rider semble avoir mieux réussi à s’en sortir que Mallory: il va au lycée, a des amis, une copine… Mais en réalité il est aussi bloqué qu’elle par ce qu’ils ont vécu, et c’est ensemble qu’ils vont réussir à dépasser leur traumatisme.

L’auteur nous parle donc de la reconstruction, des possibilités que la vie nous offre quel que soit l’endroit d’où l’on vient. Il y a aussi la réaction des parents, leur envie de protéger et de donner le meilleur à leurs enfants….parfois au détriment de ce que ces derniers souhaitent.

On sent bien que le public auquel s’adresse le roman est un public de jeunes, les thèmes leur correspondent, l’univers du lycée est le leur, les relations entre ados et avec les parents sont universelles. C’est une romance, certes, mais tout n’est pas tout rose, tout ne se passe pas bien, et au travers d’un roman facile à lire, peut-être que le public ciblé enregistrera les messages qui lui sont passés.

Cela dit c’est certainement mon regard d’adulte (et mon besoin de me justifier quand je lis de la romance) qui me fait interpréter les intentions de l’auteur (ça me rappelle mes commentaires de textes au lycée…. ). Il faut peut-être juste voir dans ce roman une jolie romance pour jeunes, que j’ai trouvé agréable et qui se lit très facilement.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s